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Le languedoc en carmagnole

Le languedoc en carmagnole

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Correspondances inédites de quelques Languedociens pendant la Révolution

Ces suites de lettres brossent les m?urs et les caractères de nos ancêtres languedociens, retraçant leur vie familière « prise sur le vif ». Ainsi, découvre-t-on la Comtesse de Montmorency-Laval, qui, coriace, retorse, intrépide, saura conserver en dépit de la Révolution, ses domaines qui s?étendent du nord du Tarn jusqu?à Montauban. Les lettres de ses hommes d?affaires peignent le quotidien de la paysannerie française en 1789.
La seconde chronique par lettres laisse la parole à deux notaires tarnais, de Soual et de Viviers les Montagnes, qui se détestent avec énergie. Frères ennemis sous la Royauté, se réconcilient sous l?Empire, au point que le fils du premier épouse la fille du second.
La chronique la plus curieuse semble la dernière de l?ouvrage : Elise, jeune femme bon-chic-bon-genre se confie à son amoureux de Castres, un riche négociant, hélas pourvu d?une encombrante épouse. Sous ce prénom charmant, se cache en réalité la grave figure d?un prêtre réfractaire, l?abbé Nayral, qui use de ce subterfuge pour conter par le menu à son jeune frère les actions des révolutionnaires dans les campagnes.
Jean Escande sait raconter par le menu la vie quotidienne d?une époque totalement oubliée, qui a pourtant contribué à façonner le monde d?aujourd?hui. Formidablement illustrées par l?auteur, chaque situation a son dessin propre, pertinent et drôle.
« L’héritière délaissée, ou les ennuys d’une femme riche »: les désappointements de la comtesse de Montmorency-Laval, face aux vols répétés de ses fermiers, du côté de Montauban, ou la Révolution paysanne, au jour le jour.

« Le Journal de Monsieur Laurent »:  l’intendant de la comtesse susdite, lui raconte régulièrement par lettres, la Révolution parisienne, entre le 7 déc. 1788 et le 27 juin 1790. Troublé dans ses convictions d’ancien régime, nul n’a plus le courage de ses opinions et de son état.

« Les Amours d’un notaire »:  Planès, un notaire de Soual, tiraillé entre les mauvaises affaires de son métayer (qu’il fait pour lui, Planès), et son fils, coureur de jupons, prêt à épouser n’importe quel chien coiffé. Ou la vie quotidienne d’une petite bourgeoisie provinciale, au XVIIIe s.

« Les grognards de la rue de Villegoudou »: la famille Lacroix, dont le père est tonnelier à Castres, est un exemple de l’ascension sociale que la Révolution permit à une classe populaire. Le père est illettré, deux de ses fils deviennent des bourgeois officiers, sous Napoléon, suffisamment cultivés pour avoir laissé ces lettres, qui sont la seule marque de leur passage sur terre.

« Est-ce toi chère Elise, ou la correspondance secrète de l’abbé Nayral » sous la Terreur, Jean-Pierre Nayral, père du célèbre historien tarnais, Magloire Nayral, reçoit à Castres, des lettres de Toulouse compromettantes pour sa réputation. Les lettres, signées Elize, émanent en fait d’un prêtre réfractaire en fuite, l’abbé Nayral.
21.5 X 30.5 80 pages - port inclus - Prix : 10.50 € Acheter
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